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Capdenac Gare : manif pour défendre le train de nuit Rodez-Paris

mardi 23 janvier 2018, par La rédaction

Le compte-rendu de France 3 Quercy Rouergue :
 

A Capdenac Gare dans l’Aveyron, ils étaient près de 300 manifestants rassemblés samedi matin pour défendre le train de nuit Rodez-Paris. Une ligne sérieusement menacée depuis 2016 et pourtant vitale pour ce territoire rural.
 
A défaut de voyages, un coup de gueule collectif en gare de Capdenac. Samedi matin, ils étaient près de 300 rassemblés sur le quai. Elus, cheminots, usagers, tous dénoncent les menaces qui pèsent sur la seule ligne en direction de Paris. Un train de nuit quotidien, cher aux habitants, devenu depuis novembre un tain occasionnel réservé aux week-ends.
 
« Ce train, nous on le veut tous les jours. Il est primordial pour se rendre à Paris, c’est le seul train direct. Voilà, on continuera à se battre jusqu’au bout pour que le train persiste. »
 
« Il faut le maintenir pour avoir un lien, disons, avec les grandes métropoles et tout ça. Les campagnes sont abandonnées, on abandonne tout le monde. Bientôt Capdenac, ce sera une ville de vieux. »
 
2 liaisons par semaine au lieu de 7, un trafic au compte-goutte justifié par des travaux sur le réseau. Pour les manifestants, une manière de supprimer peu à peu des lignes jugées non prioritaires par la SNCF.
 
« Le transport concerne chaque citoyen dans son quotidien. Il est garant du lien social »
 
Stéphane Canord, secrétaire CGT cheminots – Nord-Est Midi Pyrénées :
« Moi, j’ai jamais vu personne encore décrier ce train de nuit, dire : non, il sert à rien celui-là. Non, non au contraire : il est super. Tout le monde dit : il est génial ce train. Voilà, bon on comprend pas vraiment qu’on nous le flingue comme ça et qu’on veuille vraiment le casser, le casser tout simplement, voilà quoi, vraiment. »
 
De leur côté, les élus inquiets ont fait le calcul : moins de services en milieu rural égal moins de vie.
 
Stéphane Bérard, maire de Capdenac-Gare :
« On sent bien qu’effectivement au fur et à mesure que l’on délite le service public, c’est effectivement l’attractivité de nos territoires qui est mis en jeu et est mis en danger. »
 
Pour défendre haut et fort le service public ferroviaire, un rendez-vous est d’ores et déjà fixé par la CGT cheminots qui appelle à un grand rassemblement national, ce sera à Paris jeudi 8 février prochain.

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