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Fermeture des gares de la ligne du Cévenol : manifestations et à Génolhac on distribue des châtaignes à la SNCF

jeudi 18 décembre 2014, par La rédaction

La scandaleuse fermeture des gares gardoises et lozériennes de la ligne des Cévennes : La Grand’Combe, Génolhac et Villefort à partir du 1er janvier 2015 décidées par la SNCF et feu la région Languedoc Roussillon, pour des raisons toujours économiques, ne se passera pas dans le silence. Les collectifs et associations montent au créneau. Ainsi le comité de défense des services publics a protesté contre la fermeture du guichet de la gare de Génolhac en faisant la fête et en distribuant des châtaignes.
 

  • Voici le script du reportage de France 3 Languedoc Roussillon du 17 décembre 2014 :

Mauvaise nouvelle si vous habitez en Cévennes et si vous prenez le train : la SNCF vient d’annoncer la fermeture des guichets à Villefort, Génolhac et la Grand Combe à partir du 1er janvier. En clair elle abandonne peu à peu ces gares qu’elle juge peu rentables. Les élus redoutent maintenant la disparition pure et simple du train dans ce secteur.
 
Peu de voyageurs, quelques trains seulement chaque jour : à Villefort d’un point de vue strictement comptable on est loin de la fréquentation de la gare de Lyon mais pour les plus âgés du coin cette ligne est au moins aussi importante.
 
« Il faut qu’elle reste la gare parce que c’est un service pour tout le monde en fait. »
 
La fermeture des guichets ça vous inquiète ?
 
« Ca m’inquiète parce que j’habite à 25 kilomètres d’ici et c’est quand même le plus près. »
 
Nîmes et Marseille au sud, Clermont et Paris au nord, la ligne des Cévennes joue un rôle vital contre l’enclavement de l’est de la Lozère. Mais ce service public souffre, rigueur budgétaire oblige, sa faible rentabilité semble aujourd’hui un handicap insurmontable. Aussi quand la nouvelle de la fermeture des guichets au 1er janvier prochain est tombée l’inquiétude pour la ligne s’est transformée en colère.
 
Jean De Lescure, maire et conseil général de Villefort :
« Il faut que la région nous aide et empêche la fermeture du guichet. On assiste à un démantèlement en règle de tous les services publics sur notre territoire, sur nos territoires ruraux en général. Alors qu’est-ce qu’on veut ? Est-ce qu’on veut que la vie dans nos campagnes ne soit plus possible ? Qu’est-ce qu’on veut ! Maintenant il y en a marre. »
 
Symbole de cette course effrénée aux économies, Réseau ferré de France a décidé de couper les platanes centenaires qui bordent les quais de la gare, un choix qui évitera à l’avenir de payer du personnel pour balayer les feuilles qui font patiner les trains en automne.


 

AVI - 3.8 Mo

 

  • Voici l’article de Midi Libre.  
  • Voici le script du reportage de France 3 Pays Gardois du 17 décembre 2014 :  

Une drôle de fête en musique s’est organisée hier en gare de Génolhac. Derrière les flonflons se cachait une riposte collective à la fermeture du guichet SNCF et de la perception annoncée pour janvier.
 
« Nous, on sait qu’il y a 100 personnes ici qui prennent le train tous les jour en fait qui descendent et qui remontent. Donc la gare n’est pas désertée, c’est pas vrai. »
 
Sur le quai, une dizaine d’élus du canton, plusieurs centaines de villageois, 3 syndicats de cheminot, tous déterminés à stopper le train cévenol, symbole de la bataille du rail.
 
« Des châtaignes de notre région. »
 
« Heureux de défendre notre train. Nous en avons besoin pour vivre et vous également. »
 
« Je suis complètement d’accord avec vous et je prends très souvent ce train et je trouve ça extrêmement important qu’on puisse encore avoir à faire à des guichets, à un personnel. »
 
Alain Roulier, secrétaire comité défense services publics et des usagers en haute Cévennes :
« C’est une menace dont on a vu… les habitants ressentent à travers l’expérience qui s’est déroulée à Chamborigaud où on a commencé à prétexter que leurs guichets n’étaient pas suffisamment fréquentés pour leur supprimer d’abord le guichet puis ensuite supprimer l’arrêt du train. Or pour nous, dans cette région, le train c’est quand même un facteur vital. »
 
Usager – habitante de Génolhac :
« Le train, ici, c’est super important. Moi je… bon, mes enfants maintenant ils ont passé l’âge mais ils allaient à Nîmes au lycée et ils prenaient le train. »
 
« Maintenant c’est les petits-enfants. »
 
Usager – habitante de Sénéchas :
« Là, il faut qu’on obtienne d’avoir le guichet ouvert pour prendre n’importe quel billet parce qu’on a des connections internet déjà qui sont défectueuses dans le pays, beaucoup de zones blanches. »
 
Dans un mois, le même scénario est annoncé en gare de Villefort et de la Grand Combe.
 
Georges Besse-Desmoulières, maire de Génolhac :
« La région ne répond plus alors qu’on avait le président du conseil général, qui est devenu président de la région maintenant. On pensait que ça allait changer mais ça a rien changé. »
 
Claude Magnieux, comité défense services publics et des usagers des hautes Cévennes :
« Vous comprenez bien qu’un emploi qui est supprimé dans notre canton, c’est des chômeurs supplémentaires, des commerces qui se ferment. On ne peut pas le supporter. »
 
Désormais, c’est tout le secteur du haut Gard qui est touché par le démantèlement des différents services publics.

 
"Les solutions de remplacement proposées par la SNCF tiennent du sketch. A découvrir, un grand moment de rigolade. Quant à la région LR elle n’assume guère plus ses choix, elle "n’était pas joignable" pour répondre à la presse." nous informe l’association des usagers de la SNCF du Gard.