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L’inauguration du viaduc de Courbesac perturbée par les usagers

vendredi 12 avril 2013, par MG

Ce jeudi 11 avril avait lieu l’inauguration officielle et mouvementée du viaduc à Nîmes.

  • Un article sur Objectif Gard reprenant la satisfaction des élus.
  • Un article de Midi Libre dans lequel il est question de la pérénité de la ligne du Cévenol.
  • Un sujet sur TV Sud dont voici le texte :

Après sa mise en service fin mars, c’est aujourd’hui que le viaduc ferroviaire de Courbessac a été officiellement inauguré. L’ouvrage s’inscrit dans le programme de modernisation des lignes gardoises pour un investissement de plus de 100 millions d’euros mais les usagers du département ont saisi l’occasion pour faire entendre leur mécontentement : multiplication des chantiers, suspension voire suppression des lignes, les griefs sont multiples. Reportage à bord du train inaugural.

L’inauguration du viaduc de Courbessac aura concentré tous les griefs des usagers gardois de la SNCF. Avant même de franchir l’ouvrage, le train inaugural a été stoppé par la présence sur la voie du maire de Génolhac qui dénonce une dégradation des services sur la ligne du Cévenol.

Henri Galinier, maire de Génolhac :
« Je vais d’abord rencontrer les personnes que nous souhaitons rencontrer qui se défaussent depuis longtemps. C’est pour la défense de la ligne des Cévennes. »

Henri Galinier :
« Nous sommes en train, là-haut, de sacrifier une ligne qui a été stratégique et qui peut le redevenir en cas d’accident nucléaire. Nous allons fermer la distribution de billets le samedi et le dimanche, tout ça ne vous fait faire aucun souci. »

A noter l’absence dans le train d’un autre élu originaire de Génolhac, le maire de Nîmes qui, opposé au viaduc, n’a pas participé au financement des 37 millions d’euros. Parmi les maires qui trinquent, mais dans le bon sens du terme, Max Roustan qui voit, lui, Alès ramené à 30mn de la capitale gardoise.

Max Roustan, maire d’Alès :
« Beaucoup font du cinéma pour les 8mn mais ce qui est important pour nous c’est les engagements physiques d’abord. C’est ensuite les correspondances qu’on pourrait avoir, du moins je l’espère, plus souvent. Et puis ensuite, le contre (incompréhensible) entre le pont et le métropolitain Alès-Nîmes prévoit une autre gare à l’université. Ce qui veut dire que les jeunes d’Alès pourront venir facilement en train à Nîmes et repartir le soir. »

En gare de Nîmes, c’est la CGT qui attendait les élus pour revendiquer la paternité d’un projet qu’elle défend depuis 20 ans, l’occasion de rappeler les opportunités de développement désormais possible.

Jérôme Redon, secrétaire syndicat CGT cheminot :
« C’est qu’un commencement. Un commencement d’abord vers les Cévennes, vers la ligne d’Alès-Bessèges, vers l’Auvergne avec le Cévenol, vers aussi la partie nord du département. Donc je pense à Nîmes jusqu’à Pont Saint Esprit, Remoulins-le pont du Gard, le site de l’Ardoise en plein développement industriel. C’est là où il faut amener les salariés, c’est là où il faut développer l’emploi. L’emploi appelle l’emploi. »

Même les discours inauguraux ont failli être perturbés mais le service d’ordre veillait. Les défenseurs de la ligne Alès-Bessèges ont donc déployé leur banderole dans le halle de gare et saisi l’occasion pour remettre leur pétition au préfet avec quelques 2.000 signatures.