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Le train et le territoire : où en est la région Occitanie ?

samedi 21 octobre 2017, par La rédaction

Après ses récentes positions volontaristes en faveur des lignes TGV Bordeaux Toulouse et Montpellier Perpignan pourtant non prioritaires pour le gouvernement qui, lui, préfère privilégier l’amélioration du réseau des trains du quotidien, il était sans doute nécessaire pour éclaircir la position de Carole Delga de réaffirmer son intérêt pour le réseau régional classique.
 
La collectivité territoriale a donc fait le 13 octobre, en toute discrétion car pas trop repris par la presse, le point sur ses intentions et ses actions en faveur des déplacements "au quotidien" des populations de l’Occitanie par train. Par rapport à la région Auvergne Rhône Alpes désormais aux abonnés absents sur le thème dans notre massif central, Carole Delga et Jean-Luc Gibelin font encore figure de responsables à l’écoute qui prennent des décisions. Mais attention à la cohérence des discours. On ne peut pas à notre sens défendre des projets gloutons que nous jugeons non indispensables alors que l’état du réseau et le service ferroviaire régional se délitent à vitesse grand V.
 
Nous retranscrivons ci dessous pour votre information son dernier communiqué :
 
La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a fait du rail et des mobilités une priorité pour le développement, l’attractivité et la qualité de vie dans tous les territoires. Lors de la Commission permanente du 13 octobre 2017, réunie sous la présidence de Carole Delga, les élus régionaux ont réaffirmé cette ambition pour un maillage territorial équilibré et une dynamique régionale partagée.
 
Les conclusions des Etats généraux du Rail et de l’Intermodalité conduits en 2016 ont clairement identifié les attentes des territoires et des usagers. L’amélioration du service TER, l’harmonisation de la tarification ou encore la sauvegarde des lignes en difficulté font partie des chantiers prioritaires mis en lumière par la concertation. Consciente de cette attente légitime et nécessaire au développement des territoires, la Région a fait le choix d’apporter rapidement des réponses opérationnelles aux besoins des usagers et d’augmenter de 67% ses investissements sur le rail sur les 5 prochaines années.
 
Sans attendre, la Région a donc décidé de participer au financement des études nécessaires sur les lignes identifiées comme prioritaires à savoir Montréjeau-Luchon, où les premiers travaux sont déjà en cours, Carcassonne-Quillan, Alès-Bessèges, Rodez-Sévérac et la Rive droite du Rhône à hauteur de 5 M€ (sur un total de 7,3 M€). Plus de 10 M€ (sur un total de 15 M€) ont par ailleurs été mobilisés pour le Train Jaune, dans le cadre d’une rénovation des rails et de la maintenance des matériels roulants historiques. Au-delà de ses compétences propres, la Région s’est également fortement investie pour les Trains d’Equilibre du Territoire, obtenant notamment de l’Etat le maintien de Toulouse-Hendaye et des trains de nuit Paris-Rodez et Paris-Toulouse-Latour-de-Carol, ainsi que la remise en service du train de nuit Paris-Cerbère. La ligne Cévenol sera par ailleurs reprise par la Région au 1er janvier 2018 et la ligne Aubrac, reliant Clermont-Ferrand à Nîmes, est maintenue dans le cadre d’une expérimentation de 2 ans pour laquelle la Région prend en charge la moitié du déficit.
 
Afin d’améliorer les conditions de voyages des usagers et la capacité des TER, la Région a par ailleurs commandé 18 nouvelles rames Regio 2N, représentant un investissement de plus de 170 M€, et 33 Régiolis, pour 241 M€. Au total, cela représente 4 000 places supplémentaires sur le parc de matériel roulant.
 
La Commission permanente du 13 octobre confirme cette mobilisation dans le cadre de la feuille de route régionale pour les trains du quotidien : 5,3 M€ (sur un total de 12,8 M€), pour les travaux de maintien de l’exploitation du Cévenol sur la ligne Nîmes-Clermont-Ferrand ; 2,2 M€ (sur un total de 2,5 M€) pour les travaux de régénération d’une galerie, de cinq tunnels et d’un mur de soutènement sur la ligne du Train Jaune ; de nouvelles études sur la ligne Clermont-Ferrand-Nîmes ainsi que pour le doublement des lignes entre Nîmes et Montpellier.
 
« Chaque année, plus de 20 millions de voyageurs choisissent le TER dans notre région. Sur un territoire de la taille d’un pays, l’enjeu est réel, il faut pouvoir développer un véritable service public régional pour des transports accessibles et adaptés, qui répondent aux contraintes et particularités de tous nos territoires. Lorsque nous négocions avec la SNCF la prochaine convention, lorsque nous obtenons de l’Etat le maintien de Trains d’Equilibre du Territoire ou encore lorsque nous engageons les études indispensables à la sauvegarde des lignes en difficulté, nous sommes à l’action pour que chaque territoire, chaque citoyen, participe et bénéficie de la dynamique régionale. C’est le projet que nous portons collectivement, avec Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des transports, et l’ensemble de notre majorité » a notamment déclaré la présidente de Région Carole Delga.