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Les élus des villes moyennes accusent la SNCF d’abandon [MAJ]

vendredi 11 mars 2016, par La rédaction

[Article du 9 mars]

Ferrovaire - l’association Villes de France réclame une stratégie nationale : très intéressant article dans Mobilicités aujourd’hui, Villes de France regroupe les élus des villes moyennes. Leur constat est clair, la politique actuelle de la société dite ferroviaire s’oppose à tous leurs projets de développement et tend à métropoliser toute la France vers Paris !
 
Très juste constat que nous partageons. Les élus demandent aussi une stratégie nationale pour le ferroviaire, TGV, TET et TER, élaborée non pas par la SNCF dans son coin mais par les régions et les villes.
 
Elle demande aussi une ouverture rapide à la concurrence pour pallier les carences de l’organisme dit ferroviaire.
 
"Nous avons pas de chiffres de la SNCF, ni d’explications sur le modèle économique poursuivi", déclare le maire d’Arras. Comme partout ailleurs peut-on ajouter.
 
La SNCF c’est la grande muette quand elle doit rendre des comptes sur l’argent public, c’est souvent la grande menteuse quand les questions des élus se font trop gênantes, et nous savons maintenant par des indiscrétions que c’est aussi la grande manipulatrice avec son PDG qui campe dans les couloirs ministériels du transport pour le rallier à ses vues, autodestructrices.
 
Pendant ce temps pour calmer la grogne des voyageurs elle amuse les galeries marchandes de ces gares TGV avec pianos, orchestres, expositions et vélos pour recharger les portables. Les usagers lui demandent simplement de faire son travail : faire circuler tous les trains dans les temps.
 
Autre article dans le Courrier des Maires : Les villes moyennes s’alarment de la disparition des grandes lignes
 
[Mise à jour du 11 mars 12h00]
 
Les élus et les maires commencent à se mobiliser, Exemple à Sète, ville on ne peut plus touristique, où le maire François Comeinhes se dit très inquiet, puisqu’il est prévu la suppression de nombreux arrêts de TET et de TGV selon le fantastique rapport Duron.
 
Le script de son intervention sur France 3 Languedoc Roussillon le 11 mars à 12h05 :
 


Sète ne veut pas regarder passer les trains. Un rapport national préconise la suppression totale des dessertes Intercités et de certains arrêts TGV dans la station balnéaire. C’est un vrai coup dur pour l’économie locale.
 
Ce train en provenance de Marseille direction Bordeaux est un Intercités aujourd’hui appelé Train d’Equilibre du Territoire. Il effectue 6 liaisons quotidiennes et s’arrête à chaque passage en gare de Sète. Mais à l’avenir les dessertes dans l’île singulières pourraient totalement disparaître. Plusieurs arrêts TGV seraient également supprimés. C’est du moins ce que préconise un rapport officiel sur l’avenir de ces liaisons ferroviaires. Les voyageurs risquent bien de regarder les trains passer.
 
Un usager :
« Il faut qu’il s’arrête partout même dans les toutes petites villes ! C’est très important. C’est dommage qu’il n’y ait plus de train. »  
 
Un autre usager :
« Ca poserait vraiment un souci parce que bon on a besoin de se déplacer pour venir sur Sète. Nîmes Sète moi je le fais régulièrement donc... voilà. Oui ça serait très gênant. »
 
La SNCF cherche à faire des économies sur le réseau TGV et sur les trains d’équilibre du territoire qui accusent un déficit annuel d’exploitation de 3 à 400 millions d’euros au niveau national. Et ce sont les communes de taille moyenne qui pourraient en faire les frais. Les maires montent au créneau. Ils craignent une France à deux vitesses.
 
François Commeinhes, Maire et sénateur de Sète :
« On voit que l’état actuellement privilégie la mobilité inter métropolitaine, entre Toulouse et Montpellier, Lyon et Paris bien sûr, mais entre, on a l’impression qu’on est les parents pauvres délaissés. Alors que c’est nos populations qui sont le plus confrontées aux difficultés économiques, à l’inverse des grandes métropoles. »
 
Alors avec quels moyens continuer à assurer la mobilité des 1,3 million de voyageurs qui s’arrêtent en gare de Sète chaque année ? C’est toute la question.
 
Arnaud Jean, CGT :
« Sur le financement... il y a désengagement total de l’état sur les trains d’équilibre du territoire, qui voudrait redonner ça aux régions. Régions qui aujourd’hui ne peuvent pas assumer la charge des TET. Donc forcément au bout du bout c’est le contribuable qui va payer. »
 
Le gouvernement doit rendre ses arbitrages en juin. Les maires réunis dans l’association des Villes de France demandent même à l’état d’expérimenter la gestion de ces lignes par des opérateurs privés.

 

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