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Lignes du Massif central : elles ne seront pas "fermées" mais "suspendues" selon la SNCF

mardi 12 mars 2019, par La rédaction

...jusqu’à ce que quelqu’un décide de goudronner les voies et d’y faire circuler des bus. C’est ce que l’on vient d’apprendre avec la carte des "lignes menacées" publiée par France 2 le 11 mars 2019 dans un sujet du journal.
 
Ainsi donc nous voyons que pratiquement TOUTES les lignes de montagne sont dites "menacées", et bien sûr toutes celles du Massif central.
 

 
Menacées signifie que LA SNCF N’EN VEUT PLUS... et a tout fait durant des décennies pour cela. Elle va arriver à ses fins avec ce gouvernement qui considère les services publics comme dernière priorité.
 

 
Il faut dire que pour la ligne du train Cévenol la région Auvergne Rhône Alpes n’a pas brillé par son enthousiasme, suivant scrupuleusement les consignes du chef Wauquiez. Et la SNCF a pris la balle au bond en installant une direction régionale opposée au maintien des lignes auvergnates. Le résultat de l’inaction de 3 ans de la région au début du mandat. La démonstration est claire concernant la ligne Clermont-Ferrand Nîmes Marseille : la région Occitanie qui a été très active sur les transports publics a forcé sa direction SNCF à la suivre.
 
La SNCF se venge sur la région AuRA et propose même de "suspendre" la ligne Aurillac Arvant. Tout un symbole pour la déléguée transports de la région AuRA Martine Guibert.

3 Messages

  • Et qu’en pensent les chantres de l’ouverture à la concurrence ???
    La FNAUT et consorts ?

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    • Ligne d’Aurillac à Arvant. Le 13 mars à 13:24, par Didier Chateau

      Pour compléter mon message précédent, écrit sous le coup de l’émotion (je connais cette ligne par cœur !), je pense que nous payons très cher, et pas que dans le domaine ferroviaire, l’union contrenature de l’Auvergne avec Rhône-Alpes.
      (Il est vrai que les unions contrenatures ont été la marque de fabrique de Flamby !)
      Il eu mieux valu pour nous de faire cause commune avec le Limousin, ou bien avec Toulouse.

      la concentration du réseau autour des mégapoles et des grands axes, ainsi que le désintérêt pour les omnibus ont accéléré la désertification de nos campagnes.
      Les gares se ferment, les rails disparaissent sous la végétation, on en arrive au « réseau noyau » dont rêvaient les pires technocrates anti-ferroviaires des années 60 !
      C’est dans les années 80 et 90, alors que les fonds étaient disponibles, qu’il aurait fallu faire des investissements significatifs dans le ferroviaire, mais on a choisi, en dépit du bon sens qui annonçait déjà la raréfaction des énergies fossiles, de larder le pays d’autoroutes, et de mettre à 2 fois 2 voies des nationales, des départementales, y compris dans des endroits où ces infrastructures s’avèrent totalement disproportionnées.
      Dans le domaine du fret, qui est aussi un sujet majeur, l’éradication du maillage existant a amené la suppression de nombres d’embranchement particuliers, et les industries implantées localement ont du confier leur fret au transport routier, générateur de gaspillage énergétique, d’émission de GES, et destructeur d’infrastructures.
      Un exemple que je connais bien, le Massif Central devient un désert ferroviaire.
      Il fut un temps où la SNCF avait lancé ce slogan : « Où le train passe, la vie reprend »…
      On peut dire aujourd’hui qu’avec la disparition du rail, c’est la vie de nos campagnes qui s’en va.

      On assiste à l’effacement organisé de la notion de liaison transversale : plus aucun convoi ne relie un point périphérique de la France à son opposé, en passant par son centre.
      Dans le Massif Central, le train achève sa marginalisation : il est moins que jamais la réponse à un besoin de déplacement, ou à la circulation du fret.
      Le transfert modal vu par l’Etat n’est pas de la route au rail, mais du rail à la route.
      La SNCF devient un transporteur routier comme les autres !
      (Flottes de Bus, de camions, et maintenant, covoiturage !)

      La gare ferme, la ligne ferme à son tour.
      Privé de relations ferroviaires, mais aussi des services publics (gendarmeries, école, poste, médecine, pharmacies etc.) et bien souvent de commerce de proximité, les hautes terres se désertifient toujours davantage.
      Dans les cantons, entre le lavoir et la croix de chemin, progressent les friches.

      Le dernier habitant parti, ou enterré, les vautours qui se tiennent en embuscade dans leurs bureaux lutéciens viendront se partager la dépouille du Massif Central abandonnés.
      - Au nord et à l’est, des forêts de résineux pour Ikea.
      - Au sud, des panneaux photovoltaïques.
      - Sur les crêtes, rien que des éoliennes.
      - Dans les plaines, des semences OGM et leurs pesticides associés.
      Cette spécialisation, mortelle pour les paysages et la biodiversité, crève déjà les yeux en maints endroits.
      Et cerise sur le gâteau, on fracturera le sous-sol pour en extraire le gaz de schiste…

      Et merde !

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  • Pro concurrence s’abstenir : Les privé ne reprendra pas nos lignes déficitaires...
    Et encore une fois, j’aperçois Clermont-Ferrand - Saint-Étienne, où plutôt Clermont-Ferrand - Thiers...
    AuRA, quand Thiers et Montbrison seront reliées ?

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