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Patrick Mignola existe ! Si si ! Il a réagi sur le rapport concernant l’état des lignes [MAJ]

mardi 31 mai 2016, par La rédaction

Une région aux abonnés absents en Auvergne

Le délégué aux transports de la région Auvergne Rhône Alpes dont on se demandait s’il existait ici en Auvergne depuis sa nomination à la région il y a presque six mois s’exprime enfin dans le quotidien Le Progrès au sujet d’un rapport de la SNCF concernant l’état du réseau dans la grande région.
 
Ce constat avait été plusieurs fois fait notamment par l’ancienne région Auvergne. D’où aucune nouvelle information. Monsieur Mignola se réveille, il était temps.
 
On attend de la nouvelle région des mesures urgentes et un engagement clair pour les rénover plutôt que des cris d’orfraies.
 
Voici l’article :
 


AUVERGNE RHÔNE-ALPES TER : 22 lignes défaillantes selon un rapport de SNCF Réseau
 
Le 30/05/2016 à 18:30
 
« Le réseau ferré perd de sa substance. Il vieillit plus vite que les capacités du système à financer et à réaliser les travaux », souligne un rapport réalisé par SNCF Réseau.
 
Ce « diagnostic des lignes ferroviaires d’irrigation du territoire Auvergne Rhône-Alpes », daté de mars 2016, poursuit deux objectifs : lister les besoins de financement à mobiliser pour les dix ans à venir, mais aussi, faute de financement, indiquer la perte de performance probable pouvant mener à une suspension de l’exploitation ferroviaire.
 
Parmi les lignes les plus menacées de fermeture, figurent Lyon/Paray-le-Monial sur la portion Chauffailles-Lozanne, ou encore Saint-Etienne/Clermont-Ferrand sur la portion Thiers-Montbrison.
 
« C’est un rapport accablant », commente Patrick Mignola, vice-président chargé des Transports en Auvergne Rhône-Alpes qui demande « toute la vérité sur les conditions d’exploitation et des préconisations claires de la SNCF d’ici à fin juin ».
 
Le vice-président à la Région souhaite aussi que soit revu le contrat Plan Etat Région. « Pour ne pas fermer de lignes, il manque 300 millions pour les 5 ans à venir », détaille Patrick Mignola qui ne manque pas de taper sur l’exécutif précédent « qui a tout mis sous le tapis ».
 
Dans son rapport, RFF/SNCF Réseau indique aussi « avoir doublé le niveau d’investissements de renouvellement sur l’ensemble du réseau » entre 2008 et 2015.

 
[MAJ du 1er juin]
 
Voici les scans des articles du Progrès selon les éditions :
 
Dernier paragraphe VERSION RHÔNE :
Il reste que dans son rapport, RFF/SNCF Réseau indique « avoir doublé le niveau d’investissements de renouvellement sur l’ensemble du réseau »
entre 2008 et 2015, tandis qu’en 2016, seront investis 370 millions sur Auvergne
Rhône-Alpes dont 300 millions pour la maintenance. « C’est 1 million par jour ! », commente SNCF Réseau. Hier soir, l’ancien exécutif mis en cause,
a réagi par la voix d’Éliane Giraud, alors vice-présidente chargée des
Transports. « Nous avons fait exactement le contraire de mettre la poussière
sous le tapis. L’état du réseau est ce qu’il est par des dizaines d’années de politique. Justement nous ne voulions pas fermer de petites lignes, mais prévoir
une première vague de travaux dans le cadre du contrat de Plan, avant une
deuxième… ».

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Dernier paragraphe VERSION HAUTE-LOIRE :
Certains vont plus loin encore et font remarquer que les manifestations contre des fermetures de ligne rassemblent parfois plus de monde que les usagers de la ligne
en question. Info ou intox ? Reste que dans son rapport, RFF/SNCF Réseau indique « avoir doublé le niveau d’investissements de renouvellement
sur l’ensemble du réseau » entre 2008 et 2015. « En 2016, on a investi 370 millions sur Auvergne-Rhône-Alpes dont 300 millions pour la maintenance et 70 millions pour le développement. C’est 1 million par jour ! »

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Et dans la Montagne du même jour un article très complet et accablant
 


En Auvergne, la quasi totalité des petites lignes ferroviaires connaîtra dans les dix ans des mesures de ralentissement de leur vitesse ou de suspension, selon un rapport de SNCF Réseau.
 
Daté du 23 mars 2016, le diagnostic de SNCF Réseau (le gestionnaire du réseau ferroviaire français, NDLR) sur les lignes ferroviaires d’irrigation en Auvergne-Rhône-Alpes est inquiétant. En de nombreux points, la sécurité risque de ne plus être assurée à brève échéance conduisant l’établissement public à anticiper des aménagements ou des fermetures.
 
Avec des composants « hors d’âge », les voies sont le principal point faible de ces lignes de faible circulation. Les rails, le ballast, les traverses sont parfois dans un tel état qu’ils obligent à des réductions de vitesse. De lourds investissements sont aussi jugés « impératifs » pour la signalisation jugée « obsolète ». SNCF Réseau évoque un phénomène, surtout rencontré en Auvergne, de « déshuntage ». Les passages de trains ne sont pas toujours reconnus par les systèmes de signalisation.
 
Les passages de train pas toujours reconnus
 
Depuis 2008, beaucoup a été fait. SNCF Réseau a investi 150 M€ sur ses fonds propres auxquels s’ajoutent les contrats de plan Etat-Région et l’effort particulier réalisé en Auvergne avec le plan Rail. Mais cela reste insuffisant. « Le réseau vieillit plus vite que la capacité du système à financer et à réaliser des travaux », note le rapport.
 
Dans les dix ans, il serait nécessaire d’investir 765 M€. C’est 200 M€ de plus que le financement consenti par SNCF Réseau, l’État et les régions Auvergne et Rhône-Alpes ces dix dernières années.
Faute de financement, le rapport liste les lignes pour lesquelles devraient être prises des mesures de réduction de la performance ou qui pourraient être suspendues dès cette année à l’image des sections Thiers-Montbrison et Volvic-Mont-Dore.
 
Diminuer les performances signifie clairement réduire les vitesses de circulation provoquant ainsi des temps de trajet plus longs.
 
La menace est surtout très forte en Auvergne qui possède 812 kilomètres de petites lignes sur un total régional de 1 336.
 
Le plan rail initié en 2008 par le conseil régional a mobilisé 213 M€, mais il s’agissait de répondre à l’urgence. En réalité, les besoins étaient déjà à l’époque estimés à 518 M€.
 
En Auvergne, « il reste peu de lignes immunes de ralentissements potentiels dans la durée, y compris les lignes traitées par le premier plan rail », précise SNCF Réseau qui entre ensuite dans le détail de ces lignes.
 
• Voici les points les plus préoccupants :
 
Aurillac-Brive. Le plan rail ne s’est pas appliqué hors d’Auvergne. SNCF Réseau cherche des solutions pour différer de trois ans la suspension d’exploitation fixée à mai 2017. « Les périodes automnales, prévient le document, seront perturbées ».
 
Aurillac-Figeac. D’Aurillac à Viescamp, le risque d’une limitation permanente de vitesse à 50 km/h, en l’absence de travaux, semble inévitable à compter de 2022.
 
Aurillac-Clermont. La traversée de cinq gares (Vic, Le Lioran, Murat, Neussargues et Massiac) est « critique ». De même que l’état de sept tunnels dont celui du Lioran « à traiter rapidement, voire en urgence ».
 
Béziers-Neussargues. La gare de Saint-Flour nécessite des travaux importants pour 1,5M€. « À défaut, un ralentissement sera à envisager en 2017, voire une suspension d’exploitation quelques années après ».
 
Clermont-Volvic. L’état du rail entre Volvic et Durtol est vétuste. Son remplacement devient urgent. Faute de quoi, l’avenir du tronçon n’est pas assuré. Un arrêt de la circulation est envisagé en 2022. La section Durtol-Clermont est pérenne.
 
Laqueuille-Le Mont Dore.Des travaux urgents en gare de la Bourboule sont impératifs pour « assurer la pérennité de la ligne à très court terme ».
 
Clermont-Thiers. La ligne est globalement modernisée. Pas d’urgence à traiter avant 2020.
 
Issoire-Brioude. La section entre Arvant et Brioude est obsolète et à renouveler à l’horizon 2020-2025. Point faible : la gare de Brioude dont les voies doivent être modernisées « sous peine d’arrêt des circulations au plus tard en 2018 ».
 
Brioude-Langogne. Un remplacement massif de traverses entre Saint-Georges d’Aurac et Langeac a été réalisée. La prochaine maintenance est prévue en 2017, faute de quoi un ralentissement à 40 km/h est à prévoir en 2018.
 
Saint-Georges d’Aurac-Le Puy. Des ralentissements apparaîtront si les rails et traverses ne peuvent être améliorés.
 
Le Puy-Firminy. Traitée en 2014, la ligne ne présente pas de gros chantiers.
 
Montluçon-Gannat. Les voies entre Montluçon et Lapeyrouse ont été modernisées. En revanche, la gare de Lapeyrouse est dans un « état extrêmement critique » et celle de Commentry « nécessite un traitement urgent ».
 
Saint-Germain-des-Fossés-Riom. Pas de signe de vétusté, pas de travaux de voie dans les dix ans.
 
Fort de ce constat, un bras de fer va maintenant s’engager dans le cadre du contrat de plan Etat-Région. Laurent Wauquiez souhaite le renégocier. « Mais attention, prévient un expert, même si on avait tous les financements nécessaires, on n’y arriverait pas. SNCF Réseau n’a pas les moyens humains et il n’existe pas en France assez d’entreprises sous-traitantes et formées à ce type de travaux pour rénover tout ce qui devrait l’être ».
 

 
Richard Benguigui
 
(*) Jointe, la direction régionale de la SNCF Rhône-Alpes-Auvergne n’a pas souhaité s’exprimer.

Autrement dit l’état du réseau auvergnat est en décrépitude avancée malgré les millions investis tous les ans.
 

Réaction d’un lecteur assidu qui veut rester anonyme :

 
"Ce type réagit comme "pur" gestionnaire et raconte n’importe quoi « Pour ne pas fermer de lignes, il manque 300 millions pour les 5 ans à venir », détaille Patrick Mignola qui ne manque pas de taper sur l’exécutif précédent « qui a tout mis sous le tapis ». Faudrait qu’il se renseigne avant ! Heureusement que Souchon et Queyrane ont sauvé la mise alors qu’aucunement les régions n’auraient du financer quoi que ce soit ! Il faudra qu’il apprenne son boulot et qu’il ouvre les yeux face aux montants notoirement surestimés présentés par SNCF, chantage à l’appui. Et il faudrait aussi qu’il apprenne que si l’on doit demander des expertises ça n’est pas au loup qu’il faut s’adresser ! Quel nul..."