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Sabordage des "petites lignes" d’Auvergne Rhône-Alpes : Lyon se réveille enfin...

lundi 6 août 2018, par La rédaction

Un petit article édifiant de Radio Scoop (Lyon et Saint-Etienne) qui a le mérite de faire clairement le point sur les intentions de la région dirigée par Laurent Wauquiez et de la SNCF parisienne relayée très efficacement par sa direction lyonnaise.
 
Le président de région "conseillé par la SNCF" comme indiqué a pour seule ambition la fermeture de nombreuses lignes régionales en Auvergne principalement. On lit dans l’article qu’une fois de plus, sa vice-présidente déléguée aux transports, Martine Guibert, ne répond toujours pas aux élus locaux !
 
Nous sommes plusieurs à nous demander combien de temps la SNCF, toute puissante et grandement responsable dans cette histoire, aura la main mise sur la région Auvergne Rhône-Alpes pour appliquer cette politique dont elle rêve depuis plusieurs années.
 
Il faut bien être conscient qu’une ligne fermée a peu de chances de rouvrir même si la volonté politique s’en mêle. En effet Monsieur Pépy en tête des deux SNCF Réseau et Mobilités s’arrange facilement pour faire traîner les études d’une réouverture éventuelle jusqu’au moins 5 ans, délai au-delà duquel la directive "Bussereau" s’applique , à savoir la suppression de TOUS les passages à niveaux ! D’où explosion de facture et garantie d’impossibilité de la payer par les collectivités.
 
L’article de Radio Scoop en ligne ou repris ci-dessous :
 


TER : LA SNCF RÉDUIT SON OFFRE EN AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
 
Manque d’usagers, manque de rentabilité... La compagnie ferroviaire diminue le nombre de trains desservant les petites lignes régionales.
 
Dans le Rhône, par exemple, la circulation des TER entre Givors et Lyon-Perrache sera fortement réduite à la rentrée. Jusqu’à présent, le matin, les usagers pouvaient compter sur un train toutes les dix minutes environ. A la rentrée, il n’y en aura plus qu’un ou deux toutes les 30 minutes.
 
Cette décision a été prise il y a quelques semaines par la Région Auvergne Rhône-Alpes, sur proposition de la SNCF, sans avertir les élus des villes concernées par cette mesure, ce que déplore Christiane Charnay, le maire de Givors. "C’est une réduction de 10% du nombre de trains qui vont circuler entre Givors et Lyon. Je pense que c’est inacceptable".
 
"On supprime toutes les petites lignes qui ne sont pas rentables"
 
En colère contre cette politique, l’élue n’a pas l’intention de baisser les bras. "Quand j’ai eu la rumeur évidemment tout de suite j’ai alerté la vice-présidente de la Région qui ne m’a pas répondu. Et puis je crois que je vais alerter notre député qui parle beaucoup de mobilité alternative, d’écologie... A l’heure où l’on préconise des alternatives au tout-autoroutier, on supprime toutes ces petites lignes qui ne sont pas rentables pour la SNCF".
 
La suppression des TER entre Givors et Lyon-Perrache n’est pas un cas isolé dans la région. La ligne Ussel / Clermont-Ferrand est remplacée par un bus depuis 2014. La liaison Clermont-Ferrand / Saint-Etienne se fait en bus aussi. Il n’y a plus aucun train direct entre Clermont-Ferrand et Brive-la-Gaillarde. Par ailleurs, d’autres lignes sont menacées : Clermont-Ferrand/Volvic, Clermont-Ferrand / Montluçon, Clermont-Ferrand / Le Puy-en-Velay ou encore Clermont-Ferrand / Aurillac.
 
La majorité des trains entre Oyonnax et Bourg-en-Bresse ont été remplacés par des bus. Les TGV sont aussi concernés. En fin d’année, 2 trains Lyon - Strasbourg seront supprimés, dont l’aller-retour desservant Bourg-en-Bresse.

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