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Exclusif : la fameuse recette interne de la SNCF pour fermer une ligne... du Massif central par exemple

jeudi 18 mars 2021, par La rédaction

Nous sommes devenus de fins limiers ici en Cévennes, en Auvergne, nous les usagers, avec les élus, depuis plus de dix ans, en observant les agissements de la société ferroviaire à qui a été confié la gestion du réseau ferré national, la SNCF et plus particulièrement SNCF Réseau qui seule s’occupe de l’infrastructure du chemin de fer. Devenus de tels observateurs que nous avons le plaisir de révéler publiquement la procédure par laquelle l’entreprise arrive à ses fins. C’est-à-dire FERMER LE MAXIMUM DE LIGNES dont elle n’aura donc plus à s’occuper.
 
Tout s’explique. Tout devient clair...
 
(A l’usage des voyageurs et des élus qui se font berner)
 


Recette SNCF pour FERMER rapidement une LIGNE DE TRAIN
L’astuce : Pourrir la vie de l’usager et jouer l’usure !

 
* Supprimer les services (fermeture des guichets, suppression des fiches-horaires)
- Organiser la désinformation
- Isoler l’usager, surtout celui qui s’obstine à rester hors des sentiers numériques
 
* Supprimer les postes d’agents de sécurité dans les gares pour limiter les points de croisement
- Organiser le manque de régularité des circulations (retards) sur voie unique
- Habituer l’usager aux possibles ruptures de correspondances
 
* Désheurer les circulations encore trop fréquentées
- Supprimer les possibilités de correspondances aux extrémités de la ligne
- Obliger l’usager occasionnel effectuant des voyages au long cours à trouver un autre moyen de transport
 
* Mettre en place des ralentissements faute d’entretien courant
- Rendre le temps de parcours dissuasif
- Habituer l’usager effectuant des trajets « pendulaires » à utiliser son véhicule personnel
 
* Placer les technicentres loin du front
- Fragiliser l’entretien du matériel, le rendre plus souvent indisponible et multiplier les pannes
- Habituer l’usager aux possibles suppressions de circulation
 
* Limiter drastiquement le nombre de dessertes et créer des sillons horaires épisodiques
- Laisser subsister une offre non attractive, n’existant plus que sur le papier et ne générant aucune recette
- Présenter aux organismes financeurs et aux élus un bilan économique catastrophique
 
* Fermer la ligne en catimini, officiellement pour raison de sécurité
- Ne rien anticiper sur travaux urgents, laisser pourrir l’infrastructure et ne surtout pas prévenir organismes financeurs ni élus
 
* Tronçonner un itinéraire en barreaux indépendants
- Afin qu’aucun convoi ne relie ses deux extrémités, et rendre toute correspondance entre les barreaux impossible ou hasardeuse. C’est le cas de la transversale Bordeaux - Lyon, où plus personne ne se risque ne serait-ce qu’à essayer de relier deux départements voisins

 


  Amusons nous à citer les autres lignes à qui il a été appliqué la procédure...     Recette rédigée par un membre fort bienveillant depuis le début de notre collectif et qui fait aussi partie de celui pour la réouverture du tronçon Thiers Boën, il s’agit d’un extrait du dernier dossier de presse distribué par eux dimanche dernier lors du rassemblement de Thiers (Puy de Dôme).  

3 Messages

  • Bonjour,
    Il est regrettable que cette analyse soit exclusivement à charge de l’entreprise ferroviaire historique. En effet pour une telle démarche il eut été intéressant de maîtriser quelques éléments économiques de ce marché. (fréquentation, coût km/voy, perspectives de développement, attentes de l’Autorité Organisatrice des Transports, ......)

    Dans le contexte de la généralisation de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, à vôtre seule lecture, tout porte à croire que la seule alternative serait de faire appel à une entreprise concurrente ?

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    • Libre à vous d’en conclure ce que vous concluez.

      Nous nous bornons à constater. A constater que la gestion par l’entreprise historique a été et est toujours calamiteuse. Vous êtes sur un site de défense des usagers et des voyageurs, pas forcément de votre profession ni de votre syndicat.

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      • Tout a fait d’accord avec cette réponse ! Je suis un défenseur du chemin de fer pour au moins deux raisons : redonner de la vitalité économique aux régions traversées (et donc recréer des emplois) et la défense de la planète ainsi que de la sécurité routière qui passent chacune par la réduction drastique du nombre de poids lourds sur les routes. Si le maintien du chemin de fer passe par l’ouverture à la concurrence, je ne vois pas ou est le problème. Il faut arrêter de se mentir : par leur intransigeance face à toute réforme, par les grèves à répétition, les syndicats extrémistes de la SNCF et certains salariés portent une part de responsabilité énorme dans la désaffection des clients du train , qu’il s’agisse du fret ou du transport de voyageurs.

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