Suppression des TER ligne Clermont Ferrand Nîmes : la SNCF économise sur le dos des usagers et de la région AURA
Et donc du contribuable. Et donc un triple gain pour elle : Aucun service pour l’usager, Il payera de toutes façons les indemnités versées à la région AURA, et elle fait de plus des économies. Le bon calcul. Ci-dessous l’analyse d’un aficionado ferroviaire bien connu sur la ligne que nous remercions.
Du 5 mai au 4 juin 2018, hors jours de grève SNCF, la Direction régionale SNCF de Lyon aura « économisé » sur le dos du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes (AOT de tutelle et financeur) 19176 km de trajet (dont 7484 en Occitanie-Pyrénées-Méditerrannée et 11592 en Auvergne-Rhône-Alpes) suite à suppression, sans raison et en toute illégalité, de 69 TER (matin et soir) entre Clermont-Ferrand et Nîmes !
Un véritable drame pour le tourisme et des usagers réguliers en galère, notamment les personnes âgées et autres « sans voiture »...
Voici la liste récapitulative (cliquer) :

Cela équivaut également à environ 2 (agent de conduite + agent d’accompagnement) x 69 x 5h (durée moyenne trajet) = 690 h « économisées » sur la paye du personnel !
La « grève » a donc bon dos pour les dirigeants de la SNCF qui prétextent la difficulté à rétablir des roulements « normaux » et d’entretenir le matériel entre les périodes de grève...
En réalité, à quelques exceptions près, tout cela n’est que mensonge et les cheminots, auprès desquels les élus n’ont pas manqué de se renseigner, confirment que du matériel et des conducteurs sont disponibles à Nîmes comme à Clermont-Ferrand pour faire circuler les trains !
Ce qui se passe sur la Ligne des Cévennes n’est malheureusement pas un cas isolé (voir le cas de Grenoble - Gap, qui montre que la mobilisation des usagers et des élus, avec l’aide des cheminots, peut fonctionner et inverser la donne !
NE LÂCHONS RIEN POUR NÎMES - CLERMONT !
La volonté délibérée de la Direction générale de la SNCF d’arriver à fermer les « petites » lignes par anticipation, sur justification d’une fréquentation quasi-nulle de fait, avant même toute prise de décision gouvernementale « refilée » de force aux régions, est INACCEPTABLE ! De surcroît quand des sommes importantes ont été versées par les régions depuis des années pour participer à l’entretien et à la rénovation des infrastructures, pourtant du ressort exclusif de l’État, clairement défaillant !
Collectif des Usagers des Transports du Haut-Allier