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Suppression des trains Intercités par la SNCF : les élus très inquiets au sénat et ailleurs [MAJ]

jeudi 2 avril 2015, par La rédaction

[Mise à Jour du 2 Avril 15h00]
 
Et pas que les sénateurs. Ce matin Luc Bourduge, Vice-Président chargé des transports au conseil régional Auvergne nous disait : "Je viens de prendre connaissance de votre message et, comme vous, je suis très inquiet du devenir de grand nombre de liaisons ferroviaires. Aussi bien TET que TER d’ailleurs."
 
Le conseil régional d’Aquitaine s’est déclaré ce matin stupéfait, prévenu par son service des transports.
 
Un article de Localtis est également instructif puisque l’ARF l’association des régions de France déclare que : "Ces services sont proches de l’équilibre économique avec un taux de couverture des charges par les recettes voyageurs de l’ordre de 70%". Il en faut donc peu pour démentir l’éternelle litanie des lignes non rentables que la SNCF assène avec toupet, alors qu’elle les a abandonnées et enterré elle-même.
 
Voici l’article.
 
On pourra trouver les autres réactions et mises à jour ci-dessous, un peu en désordre.
 


[Article du 1er Avril]
 
Confirmation de nos alertes concernant le Cévenol et l’Aubrac, selon un article de la Gazette des Communes et l’AFP :
 


TRANSPORTS PUBLICS
 
Des élus communistes inquiets pour les trains Intercités
 
avec l’AFP | France | Publié le 01/04/2015
 
Des élus communistes se sont alarmés mardi 31 mars au Sénat d’une hypothèse de travail de la SNCF, qui prévoirait, selon eux, un "retrait massif" des trains Intercités, supprimant plusieurs lignes et réduisant le trafic sur d’autres.
 
Selon ces élus, la SNCF a remis au député (PS) Philippe Duron – qui préside une commission chargée par le Premier ministre de plancher sur l’avenir de ces trains – un document préconisant « un retrait massif » des trains Intercités.
 
Ils dénoncent notamment la « suppression organisée de toutes les offres de nuit », mais aussi de « toutes les dessertes nationales Intercités » sur six lignes, et la réduction de l’offre ailleurs : « sur une offre actuelle de 300 trains d’équilibre du territoire (TET) par jour, la SNCF préconise, selon ce document, d’en supprimer 160″, 180 en comptant les trains de nuit.
 
Contactée par l’AFP, la SNCF n’a pas souhaité faire de commentaire. « C’est un véritable massacre qui nous est proposé », et « une régression sans précédent pour tous ceux qui ont besoin du train », s’inquiète Pierre Mathieu, secrétaire de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), et responsable de la commission transports.
 
« Nous sommes déterminés à ne pas laisser faire cette fuite en avant et demandons l’arrêt immédiat de ces nouvelles remises en cause de dessertes, d’arrêts dans les gares (…), sinon quelle est la crédibilité du gouvernement qui a missionné une commission présidée par Philippe Duron, qui doit remettre d’ici fin mai-début juin » son rapport, a-t-il ajouté.
 
Selon lui, le document transmis par la SNCF est un « rouleau compresseur pour essayer d’imposer ce scenario dans le cadre de la commission Duron ». « Nous avons rencontré (le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain) Vidalies, il a dit : « pour l’instant ça n’est pas mon projet » », a commenté Charles Marziani, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées.
 
Pour Evelyne Didier, sénatrice de Meurthe-et-Moselle, « on veut mettre de la rentabilité là où il n’y a pas à en mettre ». Le vice-président du Conseil régional du Centre, Jean-Michel Bodin, estime que c’est « le Parlement (qui) doit être responsable de définir ce que devrait être la politique de mobilité du territoire ».
 
Jean-Pierre Bosino, sénateur de l’Oise, appelle à « mobiliser la population qui a besoin de ces trains », et souligne amèrement qu’ »on va voter la loi de transition énergétique, mais on va mettre des cars, plus de voitures sur les routes ».
 
Philippe Duron fait état d’un « document de travail de l’opérateur (la SNCF, ndlr) proposant des pistes de redressement de la trajectoire financière des TET qui se dégrade d’année en année ». Le président de la commission souligne qu’il « ne revient pas à l’opérateur de définir les dessertes ; il en est de la responsabilité de l’autorité organisatrice, c’est-à-dire de l’Etat ».
 
Il ajoute que « la commission remettra ses conclusions au ministre à la fin du mois de mai. Elle s’efforcera d’avancer plusieurs propositions, de manière à laisser le choix (…) des moyens à mettre en oeuvre pour moderniser et pérenniser cette offre indispensable à de nombreux territoires ».

 


[MAJ du 3 avril]
 
Voici le document en détail des lignes touchées avec l’analyse des élus de l’ANECR :
 


Non à la mort programmée des Trains d’Equilibre du Territoire
 
mercredi 1er avril 2015
 

La SNCF a récemment exprimé dans un document son projet concernant les Trains d’Equilibre du Territoire (TET) cela au moment où une commission parlementaire présidée par Philippe Duron doit rendre prochainement ses préconisations au gouvernement.
 
Compte tenu de la gravité des propositions de la SNCF qui préconisent un retrait massif des trains nationaux sous responsabilité de l’Etat depuis janvier 2011 et après une étude attentive du projet de la SNCF voici un résumé des principales dispositions et des conséquences auquel il conduirait.
 
Suppression organisée de toutes les offres de nuit (20 trains)
 
Suppression de toutes les dessertes nationales intercités sur les lignes :
 
• Caen- Le Mans-Tours
• Paris-Evreux-Serquigny
• Reims-Dijon
• Bordeaux-Clermont Ferrand- Lyon
• Hirson- Charleville Mézières-Metz
• Clermont Ferrand-Beziers
 

Soit la suppression de 13 trains/jours + des liaisons de fin de semaine.
 

Volonté de la SNCF de transférer des dessertes nationales intercités aux Régions pour les lignes :
 
• Paris-St Quentin-Maubeuge-Cambrai pour 36 tr/jour
• Paris-Granville pour 10 tr/jour
• Clermont-Ferrand- Nîmes 2 tr/jour
• Paris-Nevers 10 tr/jour
• Toulouse-Lourdes-Pau-Hendaye 10 tr/jour
 

Soit la suppression de 70 trains/jour
 

Projet de réduction de l’offre des dessertes TET par la SNCF sur toutes les autres lignes
 

• ligne Paris-Amiens de 28 à 16 tr/j soit - 43% ; ligne Paris-Boulogne de 10 à 6 tr/j soit -40%.
• ligne Paris-Rouen de 47 à 23 tr/jour -51% ; ligne Paris-Le Havre de 27 tr/jour à 8 soit - 70%. suppression
• Ligne Paris-Troyes-Belfort Paris-Troyes de 26 (30 en 2011) à 14 tr/jour -46% ; Paris-Belfort de 8 à 4 soit -50%.
• Ligne Paris-Orléans/Les Aubrais de 42 à 32 tr/jour -10 tr/jour soit -25% ; Paris-Bourges de 8 à 6 soit - 25% et plus aucun prolongement sur Montluçon.
• Ligne Paris-Caen de 31 à 20 tr/jour -35% et Paris-Cherbourg de 14 à 6 soit -57% ;
• Paris-Limoges de 20 à 16 tr/jour soit -20% Soit la suppression de 77 trains/jour
 

Ainsi sur une offre actuelle de 300 Trains d’Equilibre du Territoire (TET) par jour la SNCF préconise d’en supprimer 160 soit plus de la moitié !
 
Il faut rajouter à cette véritable hécatombe la suppression des 20 trains de nuit existants encore actuellement.
 
Soit au total 180 trains nationaux dont il est proposé la suppression !
 

Sur l’offre restante volonté de la SNCF de supprimer partiellement ou totalement des arrêts (quelques exemples…)
 
• Ligne Paris-Amiens suppression de dessertes pour Longueau, St Just la Chaussée, Clermont, Creil
• Ligne Paris-Rouen suppression de dessertes pour Mantes, Vernon, Gaillon, Oissel, Val de Reuil, Yvetot, Bréauté-Beuzeville
• Ligne Paris-Troyes-Belfort suppression de 50% des arrêts à Nogent sur Seine et Romilly sur Seine ; Suppression des trains directs entre Paris et Vendeuvre sur Barse, Bar sur Aube, Langres. (ruptures de vcharge à Troyes) ; Trains directs Paris-Chaumont de 20 à 6 tr/jour soit - 70%. Trains directs entre Paris et Culmont Chalindrey de 14 à 2.
• Montluçon ne bénéficierait plus d’aucune offre SNCF nationale en direction de Paris.
• Ligne Paris-Caen et Paris-Cherbourg suppression d’arrêts à Mantes, Bernay, Evreux, Pont l’Evêque, Bayeux, Lison, Carentan, Valognes…
• Ligne Paris- Clermont Ferrand suppression des arrêts à Riom 14/jour
• Ligne Bordeaux-Lyon suppression d’arrêts à Libourne, Coutras, Mussidan, Thiviers, St Sulpice Laurière, Gueret, Commentry
• Ligne Paris-Limoges-Toulouse suppression d’arrêts à Issoudun, La Souterraine,Chateauroux, les suppressions de dessertes entre Limoges et Toulouse concerne les villes de Brive la Gaillarde Souillac, Gourdon, Cahors, Caussade, Montauban
• Ligne Bordeaux-Marseille-Nice suppression de 2 trains/jour entre Marseille et Nice et suppression d’arrêts à Marmande, Montauban, Sète, Arles
• Ligne Quimper-Nantes-Bordeaux-Toulouse : suppression des tranches Quimper-Nantes 4 tr/jour et Bordeaux-Toulouse pour 2 tr/jour
• Ligne Nantes-Lyon suppression des arrêts à Saincaize et St Germain des Fossés
 

Le département de la Creuse ne serait dorénavant plus desservi par une liaison ferroviaire nationale.
 


[MAJ du 3 avril suite]
 
Voici l’article de l’Humanité paru 4 jours après notre alerte :
 

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[MAJ du 8 avril]
 
La presse en folie, morceaux choisis :


Très bientôt
 

[MAJ du 15 avril]
 
La presse et les élus en folie, d’autres morceaux choisis :

titre documents joints