Une nouvelle cartographie édifiante affiche les fermetures de lignes, pour la plupart totales avec suppression concomitante du service voyageurs et de la desserte marchandises, depuis la fin des années 1930.
Commencées dans les années 20, elles sont massives dans la décennie suivante lors de l’avènement de la SNCF. Après quelques réouvertures au cours de la Seconde guerre mondiale, le réseau est réduit de moitié en 1948. La Société Nationale des Chemins de Fer a été créée le 1er janvier 1938 suite à la décision de 5 grandes compagnies ferroviaires privées du pays de rejoindre le réseau de l’État.
La carte montre ces lignes abandonnées ainsi que leur impact sur la circulation transfrontalière. Il est énorme.
Nous vous laissons prendre en main l’outil mis à disposition par Yohan Milan, un contributeur « ferroviaire » du site communautaire OpenstreetMap.
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/les-lignes-fermees-par-la-sncf
Ne jamais oublier que SNCF a en charge la gestion du réseau, sa maintenance, sa modernisation, et qu’elle détient ainsi le pouvoir de vie ou de mort de territoires entiers. Oui elle est en partie financée par l’Etat, responsable également de cet abandon, mais elle doit proposer des solutions pour le maintien des petites lignes. Mis à part des études sur les trains légers, dont le Telli est des plus intéressants, études destinées à faire patienter certains élus (pendant ce temps, elle sabote), force est de constater qu’on ne l’entend jamais sur le sujet de l’infrastucture, sujet propriété privée de SNCF Réseau, et qu’elle a plutôt tendance à tout faire pour dissuader les volontés de réouverture.
2 réflexions sur «L’élagage du réseau ferroviaire depuis sa gestion par SNCF»
L’élagage du réseau ferroviaire depuis sa gestion par SNCF Le diagnostic avancé dans l’article repose sur une erreur fondamentale : il attribue à la SNCF la responsabilité d’avoir « élagué » le réseau, alors que l’infrastructure appartient à l’État et que ses choix d’investissement — ou de désinvestissement — en sont le déterminant central. Depuis des décennies, l’État a transféré à l’opérateur la charge de financer un réseau qu’il ne possédait pas, tout en limitant les budgets de renouvellement. La contraction du réseau découle de ces arbitrages publics, non d’une décision autonome de la SNCF.
L’histoire institutionnelle le confirme : en 1997, la propriété est confiée à RFF ; en 2015, SNCF Réseau devient gestionnaire, mais l’État reste propriétaire et fixe les priorités (Code des transports, L2111-1). Le gestionnaire n’a aucun pouvoir discrétionnaire de fermeture : il exécute une politique définie par l’État et contrainte par les financements alloués.
Dernier point ignoré par l’article : depuis près de vingt ans, ce sont les Régions, autorités organisatrices, qui décident des orientations et financements des lignes locales. Faire porter la responsabilité à la seule SNCF revient donc à inverser la causalité : la réduction du réseau est d’abord le résultat de choix politiques nationaux et régionaux, pas d’un opérateur supposément tout-puissant.
L’élagage du réseau ferroviaire depuis sa gestion par SNCF Merci de votre avis. L’impression du citoyen est souvent effectivement de faire porter le chapeau à la SNCF qui n’est pas forcément la seule à prendre les décisions. Mais, dans les faits, elle pousse bien souvent l’Etat en lui suggérant -fortement- , en tant que seule experte, ces fermetures « inévitables » après un long manque d’entretien ou un long abandon préalable. La SNCF, au final, poursuit son propre calendrier d’élagage du réseau. L’observation ne permet pas de démentir cet état de fait.
L’élagage du réseau ferroviaire depuis sa gestion par SNCF
Le diagnostic avancé dans l’article repose sur une erreur fondamentale : il attribue à la SNCF la responsabilité d’avoir « élagué » le réseau, alors que l’infrastructure appartient à l’État et que ses choix d’investissement — ou de désinvestissement — en sont le déterminant central. Depuis des décennies, l’État a transféré à l’opérateur la charge de financer un réseau qu’il ne possédait pas, tout en limitant les budgets de renouvellement. La contraction du réseau découle de ces arbitrages publics, non d’une décision autonome de la SNCF.
L’histoire institutionnelle le confirme : en 1997, la propriété est confiée à RFF ; en 2015, SNCF Réseau devient gestionnaire, mais l’État reste propriétaire et fixe les priorités (Code des transports, L2111-1). Le gestionnaire n’a aucun pouvoir discrétionnaire de fermeture : il exécute une politique définie par l’État et contrainte par les financements alloués.
Dernier point ignoré par l’article : depuis près de vingt ans, ce sont les Régions, autorités organisatrices, qui décident des orientations et financements des lignes locales. Faire porter la responsabilité à la seule SNCF revient donc à inverser la causalité : la réduction du réseau est d’abord le résultat de choix politiques nationaux et régionaux, pas d’un opérateur supposément tout-puissant.
L’élagage du réseau ferroviaire depuis sa gestion par SNCF
Merci de votre avis. L’impression du citoyen est souvent effectivement de faire porter le chapeau à la SNCF qui n’est pas forcément la seule à prendre les décisions. Mais, dans les faits, elle pousse bien souvent l’Etat en lui suggérant -fortement- , en tant que seule experte, ces fermetures « inévitables » après un long manque d’entretien ou un long abandon préalable. La SNCF, au final, poursuit son propre calendrier d’élagage du réseau. L’observation ne permet pas de démentir cet état de fait.