Un flou subsistait après les déclarations faites lors du rendu des états généraux du rail à Toulouse en décembre dernier : la région était-elle vraiment la seule patronne du nouveau Cévenol ? Comment allait réagir Auvergne Rhône Alpes et PACA ?
Une réunion à Mende faisait le point sur le ferroviaire en Lozère ce vendredi 6 janvier et Jean-Luc Gibelin a apporté des éclaircissements sur la gestion de l’ex Intercités : elle sera bien la seule autorité organisatrice de Clermont-Ferrand à Marseille, puisqu’elle veut rétablir la liaison vers la capitale provencale.
« La situation est expérimentale. En effet, on n’a pas dit qu’on voulait un TET, train d’équilibre du territoire, car la ligne a un intérêt national, mais il a fallu trouver un compromis. Le Cévenol ne sera pas un TET habituel, pas plus qu’un TER, transport express régional, car l’État s’est engagé à entretenir la ligne, à acheter du matériel soit trois rames neuves pour le compte de la Région. Et il prendra en charge le déficit d’exploitation de la ligne de 2018 à 2022. La Région Occitanie a désormais la main sur les horaires, les correspondances, etc. Elle a été nommée autorité organisatrice, y compris vis-à-vis des Régions Paca et Auvergne, et est en capacité de recréer la desserte de Marseille jusqu’à Paris.»
Voilà qui est tout nouveau. Mais la perte du statut de TET train d’équilibre du territoire est tout de même inquiétante. Ne faut-il pas créer un nouveau statut pour ces trains inter-régionaux ?
Comment va réagir Auvergne Rhône Alpes, qui soit dit en passant se fiche bien du train Cévenol ? Nous le saurons peut-être bientôt, le 16 janvier prochain après la rencontre région / usagers.
Source :
Midi Libre du 7 janvier 2017 : Le Cévenol - une gestion expérimentale
