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Ligne des Cévennes : nouveau témoignage d’aléas de fonctionnement

mercredi 7 décembre 2022, par La rédaction

Muriel est usagère régulière de la ligne Clermont-Ferrand Nîmes. Son vécu :
 

B‌onjour,
Je suis adhérente de l’association [NDLR : de l’association Vive le train Cévenol] depuis l’année dernière et usagère régulière de la ligne depuis plus de 12 ans. Dimanche 4 décembre, j’avais la chance de pouvoir profiter des tarifs week-end à 1 €. J’avais donc réservé 2 billets sur le cévenol pour le train N° 877957 au départ de Langogne à 15h46 (de Clermont à 12h53), arrivée à Saint-Géniès à 17h42. Un train qui circule normalement tous les jours.
 
Vers 12h, par acquis de conscience et par précaution au vu de la grève nationale, je me connecte sur la nouvelle application SNCF Connect. Et j’apprends ainsi que mon train « ne circulera pas, pour des conditions de départ non réunies ». Je passe sur le fait qu’il restait encore une bonne heure pour réunir ces conditions. Mais là où ça devient compliqué, c’est que ce train était purement et simplement annulé, sans service de bus de remplacement et surtout sans information possible pour les voyageurs puisqu’il n’y a plus de personnel en gare le dimanche à Langogne.
 
Je suis une habituée de ce train, je connais les environs et surtout j’ai un smartphone donc j’ai pu me débrouiller et prendre l’autobus en direction de Mende à 16h50 à Langogne, pour avoir la correspondance à La Bastide pour Nîmes à 18h07 et arriver à Saint-Géniès à 19h48. Et au passage renseigner et guider les autres naufragées du rail, deux dames (une âgée, l’autre non francophone, toutes deux peu habituées au voyage en train et au secteur).
 
Mais cela signifie un trajet de 4h au lieu de 2 (avec un enfant de 9 ans). En effet, les conditions météorologiques étant assez rudes (averses de neige incessantes le 4 décembre en Lozère), nous sommes partis à 15h45 pour rallier Langogne. Heureusement qu’à La Bastide, nous avons pu attendre notre correspondance (52 minutes quand même) à l’intérieur de la gare.
 
Enfin, et je pense que c’est cela le plus incompréhensible, aucune alerte de l’application (alors que l’assistant SNCF faisait des textos sur les trains avec billets). C’est par hasard que j’ai découvert que le train sur lequel j’avais réservé une semaine avant ne circulait plus.
 
Je pense donc qu’il faut au plus vite alerter la SNCF sur ce problème ergonomique et, pourquoi pas, associer davantage les usagers à sa conception et à son utilisation. C’est nous qui nous en servons, logiquement nous connaissons nos besoins.

Nous venons de transmettre sa mésaventure à la direction régionale SNCF ainsi qu’à l’autorité organisatrice des transports, la région.
 
Sous couvert d’associer les usagers, SNCF Connect, développé par une société privée, en fait ne tient pas compte du tout des observations des voyageurs. Car obéissant principalement aux ordres et aux critères purement commerciaux de l’agence de voyage « Voyages SNCF ». Ils n’ont rien à voir avec les besoins exprimés par les usagers.
 
En France nous sommes parvenus à la conclusion que « nous n’en sortirons pas » sans une révolution, un séisme, interne à la SNCF et au gouvernement.
 

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