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Lignes ferroviaires du Massif central : fin de la modernisation en 2027 - 2028

vendredi 11 mars 2022, par La rédaction

Jean-Luc Gibelin, Vice-président chargé des transports de la région Occitanie nous a confié qu’il pensait que l’infrastructure ferroviaire du sud du Massif central serait modernisée de façon pérenne, pour 2017, maximum 2028, et ce pour 15 à 30 ans.
 
Il s’agit bien des lignes Rodez - Séverac, de retour en 2025, Béziers - Neussargues, Nîmes - Clermont-Ferrand et sa portion « délicate » entre Langogne et Langeac, Labastide Puylaurent - Le Monastier, ainsi qu’Arvant - Aurillac.
 
Enfin des échéances. Avec le retour d’Alès - Bessèges, avec l’ouverture aux voyageurs de la rive droite du Rhône, l’est du Massif central va être définitivement chamboulé. Il en aura fallu de la volonté pour remettre en état et rouvrir toutes ces lignes, malgré les oppositions permanentes de SNCF et de l’état. Normal dira-t-on, c’est bien ces deux derniers qui ont saboté le réseau ferré durant plus de 70 ans, rejetant les habitants dépourvus de transports vers les métropoles mieux équipées.
 
La ligne de l’Aubrac
 
Tous les rails de type « double champignon » auront été remplacés en 2027. Ci dessous pour exemple ce type de rail qui a été « retourné » à cause de l’usure bien visible :
 

 
Les rails classiques c’est plutôt ceci :
 

 
Plus aucune raison pour qu’une desserte correcte du Massif en train de nuit soit balayée par Paris
 
On le sait, et nous vous tenons au courant depuis plus d’un an, le bureau d’études qui a écrit le rapport sur les trains Intercités de nuit pour le gouvernement prétextait pour ne pas avoir proposé une desserte du massif, la non pérennité de l’infrastructure des lignes Aubrac et des Cévennes. Alors qu’il savait ou aurait dû savoir en s’informant un peu que les lignes de train de nuit qu’il mettait au point sur le papier ne verraient le jour qu’entre 2025 et 2030, pour différentes raisons dont l’indisponibilité de voitures couchettes. Dont la commande à ce jour n’a d’ailleurs toujours pas été passée.
 
Et donc, c’est bien ce que nous reprochons au gouvernement qui a repris sans sourciller ce rapport, toutes les nouvelles lignes verront le jour au moment où l’infrastructure du sud du massif central aura été remise à neuf.
 
Le prétexte du mauvais état du réseau ne tient plus. C’est pour cela que tous les groupes de défense de nos lignes se sont réunis pour d’une part interpeller les candidats à la présidentielle (voir nos articles précédents) et d’autre part appuyer dès maintenant la demande d’un train de nuit propre à la desserte du Massif central, comme nous avons commencé à le faire au collectif ici depuis deux ans, avec les élus de terrain, députés, sénateurs, conseillers municipaux, et les chargés des transports régionaux. Tous sont en phase, tous réclament ce train tribranche avec séparation ou regroupement à Clermont-Ferrand, vers Aurillac, Béziers et Nîmes.
 
Les groupes de défense du sud du Massif présents à la dernière visio autour de Jean-Luc Gibelin, pour faire un point : Association des usagers du Gard et des départements limitrophes, Comité pluraliste de défense et de promotion de la ligne SNCF Béziers-Neussargues, Comité de défense des services publics en Hautes-Cévennes, Association des élus pour la défense de la ligne des Cévennes, Association Vive le Train Cévenol (ex 150 ans de la ligne du train Cévenol), Collectif des Usagers des Transports du Haut-Allier.
 

 
Les deux régions concernées par nos lignes oeuvrent de concert
 
Sur le dossier ferroviaire sud Massif central, les deux Vice-présidents chargés des transports en Auvergne Rhône Alpes, Frédéric Aguilera, et son homologue d’Occitanie fonctionnent en harmonie a rassuré Jean-Luc Gibelin. Que ce soit sur les demandes communes à l’état de s’impliquer beaucoup plus pour le cas Massif central, que ce soit aussi pour la régénération du réseau ou l’amélioration du service proposée aux usagers.
 
Les deux responsables des mobilités seront d’ailleurs à Clermont-Ferrand à l’hôtel de région le lundi 25 avril prochain à 14h00 pour discuter de « La ligne ferroviaire du Cévenol repensée dans un réseau à haut niveau de performances », l’avenir de la ligne en quelque sorte autour de Vincent Kaufmann, Professeur de sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, Vice-doyen à la Faculté ENAC de l’EPFL et Directeur scientifique du Forum Vies Mobiles. Rencontre débat organisée par l’association Vive le train Cévenol ! . Inscription sur le site.
 
Nous y voyons plus clair
 
Les échéances sont maintenant clairement établies, modernisation des voies, demande commune de desserte par un train de nuit direct tri-branche, disparu en 2003 on le rappelle, une nouvelle fois affirmée par tous les acteurs.
 
Les groupes de défense ont décidé d’amplifier la campagne en faveur de l’arrivée du train de nuit tri-branche. Elle va continuer de plus belle auprès de tous, décideurs et usagers.

1 Message

  • Remplacer des rails « double champignons » par des rails modernes, OK, mais ce n’est pas ce qui fera revenir les voyageurs vers le train ! Peut être (et même certainement), faudrait-il améliorer le tracé de certaines portions de la ligne des causses afin d’augmenter la vitesse, et ainsi réduire le temps de parcours.
    L’autoroute a permis de rallier Béziers à Clermont Ferrand en 03H30, alors qu’en train il faut encore compter 06H30 !!
    Vous pourrez mettre de jolis rails tout neufs, du matériel roulant tout beau et tout neuf, si ce dernier roule à 70 km/h, les voyageurs préfèreront prendre leur voiture pour ne pas perdre de temps ! Là, on ne peut pas parler de concurrence, il n’y en a pas, car ce n’est plus comparable !

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