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Le député de Lozère Pierre Morel nous écrit

jeudi 26 octobre 2017, par La rédaction

Au sujet de notre demande d’arrêts dans les trois gares des gorges de l’Allier qu’il appuie. Il nous fait part aussi de son étonnement quant au mutisme du collectif sur le transfert des Intercités aux régions.
 
Nous lui répondons dans la foulée.
 
Ci dessous sa lettre du 25 octobre et notre réponse du même jour :
 



C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre mail du 21 octobre 2017.
 
Je comprends que vous puissiez réagir mais j’aurais souhaité la même conviction lorsque la problématique de la régionalisation s’est posée. J’ai été un des rares élus à dénoncer cet abandon administratif, juridique et financier de la ligne des Cévennes. Je n’ai pas peur de dire qu’il s’agit d’une véritable catastrophe que de vouloir confier les infrastructures et la gestion aux régions.
 
Mme Carole DELGA, pour des raisons certainement doctrinaires, a choisi de répondre favorablement à ce que le Gouvernement socialiste lui demandait à l’époque. Je vous rappelle que nous avions été, il y a quelques années, certains à proposer la création des TET avec une enveloppe financière provenant du budget de la Nation qui servait à préserver les 40 lignes ferroviaires nationales dites déficitaires selon la SNCF.
 
Aujourd’hui, nous constatons que les choses vont s’aggraver. Je comprends que l’on fasse des manifestations mais j’aurais préféré que des positions très précises soient prises concernant l’abandon par l’Etat des lignes TET.
 
Pour vous être agréable toutefois, je saisis la Région Occitanie du problème que vous soulevez sur l’arrêt des trains dans les Gorges du Haut-Allier.


 


Monsieur Morel,
 
Nous avions bien noté votre engagement pour le maintien du TET Cévenol dans l’escarcelle de l’état.
 
Malheureusement ce que nous avons pu constater tous ces mois / années passées est un désintérêt grandissant de sa part voire un abandon.
 
Et la procédure entamée par l’ex ministre socialiste des transports, d’abandon du réseau Intercités par l’état vers les régions en échange de promesses de renouvellement des rames, si elle ne nous paraissait pas du tout satisfaisante en tous cas avait au moins le mérite dans le cas des régions volontaristes sur le ferroviaire comme l’Occitanie, de présenter l’espoir d’une meilleure future gestion.
 
C’est pour cela que, un peu fatalistes, nous n’avons que très peu réagi à la manoeuvre.
 
Nous ne sommes pourtant pas dupes et veillerons à ce que la nouvelle gestion des Intercités du massif central soit d’un meilleur niveau que la précédente.
 
Nous aurions bien entendu souhaité avec beaucoup en région Auvergne que l’équipe de Monsieur Wauquiez à Lyon s’implique autant que l’a fait l’équipe Delga à Toulouse, même s’il y a eu beaucoup d’enfumage.
 
Dans la balance, les discours, les déclarations fleuves et les intentions d’une équipe politique pèsent toutefois plus lourds que le silence assourdissant de celle en poste à Lyon au sujet du ferroviaire dans le massif central.
 
En vous remerciant d’appuyer notre demande recevez Monsieur le Député l’assurance de nos meilleures salutations.